Télécharger le livre blanc du Collectif Banlieues Patriotes : manifestebp
Curieux épisode que celui vécu récemment à l’occasion d’un déplacement dans une cité de Seine-Saint-Denis. Sur place, un dialogue inattendu s’installe avec un jeune homme, habitant de Clichy-sous-Bois. Très vite, le désespoir de ce dernier paraît, très vite la parole se libère dans une franchise déconcertante.
Dans son quartier, à part « dealer », il n’y a rien à faire. Alors pour tuer le temps, pour faire passer les journées, il « deale ». Il sait que cela est précaire, que cette vie n’en est pas une, il est lucide, particulièrement lucide. Pourtant, il n’a pas la volonté de suivre une formation, de chercher un emploi. Pas qu’il n’en ait pas les capacités, mais plutôt qu’il n’y croit pas. A force qu’on lui répète qu’il est victime de discriminations et qu’il n’a pas d’avenir, à force de l’entendre en boucle dans les médias et à l’école, de se voir désigner comme une victime, il a fini par le croire et n’a plus la force de soulever ce rideau de mensonges. Peut-être croit-il en l’arrivée prochaine d’une nouvelle ligne de tramway, pour « désenclaver » la cité comme disent les politiques ? Pour lui, en effet, c’est une aubaine ce nouveau mode de transport. Va-t-il pouvoir échapper au quartier et vivre sa vie ailleurs ? Non, les clients pourront venir plus facilement sur les points de deal. On en est là…
Mais pourtant, comme tous les jeunes, il rêve d’avenir, il rêve d’autres choses, de reconnaissance, et pourquoi pas d’ascension sociale. Quel choix s’offre alors à lui pour atteindre cet objectif de progression personnelle. Le deal ? Il n’y croit pas vraiment, ce n’est pas au fond sa nature. Chercher du travail, n’y revenons pas, de son point de vue, c’est une impasse. Pourtant il cherche une porte de sortie pour échapper à ce quartier où il se vit en prisonnier. Et là, sa vérité tombe comme une massue : « Aller en Syrie ? Pourquoi pas ».
La violence de l’échec de décennies de politique de la ville et de politiques éducatives « prioritaires » est là, dans cette phrase d’un jeune de cité, pas particulièrement croyant, pas particulièrement concerné, mais qui envisage comme une voie d’orientation normale de partir faire le djihad, qui y voit même sa seule porte de sortie, son meilleur avenir possible…
L’échec de la politique de la ville, parce qu’un tramway n’est pas vu comme un échappatoire, mais comme une aubaine pour la délinquance. Parce que l’emploi ne sait pas trouver ces jeunes. Parce que toutes les populations précaires ont été concentrées dans ces mêmes quartiers. Parce qu’on aura beau remplacer la tour de ce jeune homme par un bâtiment éco-responsable, il ne s’y trouvera pas plus d’avenir que de rêves.
L’échec surtout incroyable de notre système éducatif. Parce que l’école n’a pas su leur donner le goût de l’effort. Parce qu’elle n’a pas su les pousser dans les voies qui leur correspondent, dévalorisant systématiquement les filières professionnelles, ne donnant aucune fierté à ces jeunes d’apprendre un métier et de chercher à l’exercer. Parce qu’elle n’a pas su leur donner l’amour de leur pays, le sens des valeurs, lui faire comprendre le drame de voir son pays attaquer, la différence entre son concitoyen et son ennemi. Parce que ce jeune homme n’a trouvé pendant les années passées sur les bancs de sa classe absolument aucun repère, aucune structuration personnelle, aucune règle, aucune limite. Parce que pour lui, pourtant éduquer comme chaque enfant de la République, le djihad a la même valeur d’avenir que le deal (ou qu’un emploi stable).
Nous avons déjà écrit, à Banlieues Patriotes, sur le sens à redonner à l’éducation et sur la politique de la ville. Nos solutions sont connues, leur application sera salutaire pour l’avenir, mais pour ce jeune homme, que reste-t-il, avant qu’il ne soit trop tard ? Après des années de constat d’échec, quelle structure pourrait lui donner à la fois le goût de l’effort, le sens du devoir et le sens des valeurs ? Quelle entité pourrait lui apprendre un métier, le former, lui donner confiance en lui et en ses capacités ? Quelle organisation pourrait lui donner envie d’être acteur de sa propre vie, au service des autres, au service de son pays, de la communauté nationale ?
A cette question, il répond de lui-même, il n’a pas été besoin de le lui souffler. Ni à lui, ni à tant d’autres – comme lui – croisés années après années dans mes salles de classe et qui, tous, avaient la même idée, le même espoir de s’en sortir autrement : par le haut. Tous, ont pressenti la même solution que ce jeune homme, parce que tous avaient, au fond, envie qu’on les aide, envie de faire l’effort, mais avaient pour cela besoin de nous, de l’Etat, de la volonté politique, pour leur tendre réellement la main et leur offrir autre chose qu’une victimisation permanente, sans plus de solutions concrètes. Alors, il l’a avouée, cette idée qui lui reste, ce dernier recours avant l’impossible… Sa seule porte entrouverte, à côté de celle de la Syrie, est bien française, très française, et même patriote : « la seule chose peut-être, ça serait un boulot dans l’armée ».
De l’urgence du rétablissement du service national.
Aurélien Legrand,
Membre fondateur de Banlieues Patriotes
Membre de la commission Culture du Conseil régional d’Île-de-France
Depuis quelques jours, Madame la Ministre de l’Education s’est lancée dans une campagne de promotion aussi incroyable que néfaste : l’enseignement de l’arabe dès le CP.
Cette mesure, sans doute électorale à moins d’un an des élections présidentielles et législatives, vise sans conteste un électorat traditionnel de la Gauche française : les banlieues. En effet, dans ces quartiers, les populations de langue arabe sont souvent majoritaires et seront les premières concernées par cet enseignement. Alors que ces quartiers souffrent déjà de nombreux disfonctionnement éducatifs depuis plus de 40 ans, l’instauration de l’enseignement de l’arabe dans le cadre de l’école de la République va favoriser encore plus la tentation communautaire dans ces quartiers. Ils méritent bien mieux ! Ils méritent de véritables moyens afin que ces jeunes puissent apprendre les français et les matières fondamentales dans les meilleures conditions mais aussi à l’intégrer efficacement dans notre société.
La langue est une des principales sources de l’assimilation des populations. Elle est, aux cotés de l’Histoire, le socle commun de toute une Nation. L’introduction d’une langue communautaire met donc en danger l’unité de la Nation, qui ne reconnait qu’une seule communauté : la communauté nationale.
Le Collectif Banlieues Patriotes demande à Madame la Ministre le développement d’une véritable politique éducative dans nos banlieues, territoires oubliés de la République, afin d’y enseigner les fondamentaux et de favoriser l’assimilation des populations ; écoliers et parents ; au sein de la République. Il est temps de quitter les positions électoralistes et de favoriser enfin la lutte contre le communautarisme dans les banlieues.
David WEISSE
Contributeur du Collectif Banlieues Patriotes (Moselle)
Actualités, Sécurité & Justice
Droits des femmes en danger dans les banlieues : où sont les féministes ?
Par Jordan Bardella, Conseiller régional d’Île-de-France, Président de Banlieues Patriotes
Où sont-elles ? L’agression récente d’une jeune Française à Gennevilliers, au motif qu’elle « portait une robe », devrait indigner toutes les féministes « bobo », éternellement attachées au vivre-ensemble, sans doute trop occupées à célébrer l’entre-soi parisien au mouvement Nuit debou(rges)t.
Par Charles Moulin
Cela fait maintenant près d’un demi-siècle que le « problème des banlieues » est inscrit à l’agenda politique et tout laisse à penser que, si nous n’y faisons rien, il y restera encore pendant des décennies.
En 2003, au moment de la promulgation de la loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, Jean-Louis BORLOO formait le vœu que « dans cinq ans, il n’y ait plus besoin d’un ministère de la ville ». Espoir déçu, pour lui sans doute, mais aussi et surtout pour les principaux concernés, les habitants des quartiers prioritaires.
Par Aurélien Legrand, Conseiller régional d’Île-de-France, Membre fondateur de Banlieues Patriotes
« Le fondamentalisme se nourrit des discriminations et des frustrations ». C’est ce qu’assène un matin de mars au micro de France Bleu Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France. Le contexte est un peu particulier, quelques jours à peine après les attentats de Bruxelles et l’arrestation du djihadiste le plus recherché d’Europe, caché depuis 4 mois… chez lui !
Chez lui, c’est Molenbeek, une commune rattachée à Bruxelles et où, mise à part une architecture cossue typique du plat pays, il ne reste plus grand chose de belge. Immigration massive, communautarisme et islamisme ont transformé ce petit bout de Belgique en djihadistan.

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Par Jordan Bardella,
Conseiller régional d’Île-de-France, Président du Collectif Banlieues Patriotes
Quarante années de politique de la ville ont enfermé les banlieues françaises dans une relégation politique, sociale et culturelle. Depuis le plan « Habitat et vie sociale » de Giscard en 1977, près de 100 milliards d’euros ont été saupoudrés sur les banlieues au travers d’une politique de discrimination positive territoriale destinée à réduire les inégalités. À chaque crise ponctuelle fleurit un nouveau plan « Marshall ». Pourtant, les mêmes recettes aboutissent chaque fois aux mêmes échecs. Entre les opérations immobilières couteuses, le clientélisme à gogo et les mécanismes d’insertion sociale qui n’ont jamais fonctionné, la politique des banlieues reste l’un des plus gros fiascos d’Etat des quatre dernières décennies.




